La pâte à papier est la matière première de la fabrication du papier. Sa préparation consiste à isoler
les fibres cellulosiques contenues dans le bois tout en conservant le mieux possible leurs propriétés mécaniques,
optiques et morphologiques et en cherchant à éliminer la lignine, l’autre composé principal du bois.

 

Pour cela, il existe deux procédés :

• la voie mécanique : les rondins sont râpés par une meule ou les copeaux passent à travers des disques défibreurs. Le type de pâte alors obtenu est généralement utilisé directement sur site, le séchage dégradant les fibres. Selon l’usage, la pâte peut être blanchie par éclaircissement de façon chimique. Elle est principalement utilisée dans le papier journal, l’édition, et parfois dans les papiers à usage graphique, les cartons et papiers à usage sanitaire.

• la voie chimique : le bois est cuit et mélangé à des produits chimiques destinés à dissoudre la lignine et récupérer les fibres de cellulose.
La pâte chimique est obtenue par deux procédés : au bisulfite (acide) et au sulfate (alcalin), on parle alors de papier kraft. Le traitement chimique de la matière première demande d’éliminer au maximum les composants indésirables du bois à savoir la lignine, les gommes, les résines pour ne conserver que la fibre de cellulose. Sa préparation se fait dans de grands lessiveurs à température élevée. Le bois est ainsi cuit sous pression en présence de composés chimiques pendant plusieurs heures. Les fibres en sortent souples et individualisées. Il ne reste plus qu’à les laver, rincer, épurer et éventuellement blanchir.

Il existe également plusieurs méthodes hybrides combinant les deux procédés.

La pâte à papier, une fois épurée, est ensuite façonnée, pressée et bobinée.

La France compte 9 sites de production de pâte de cellulose qui ont produit 1,7 millions de tonnes de pâte en 2016. La consommation de bois est de 7 millions de tonnes (76% résineux), sous forme de rondins (71%) et de plaquettes (29%). La France est au 15ème rang des producteurs mondiaux (en 2015). (Source : Copacel – www.copacel.fr)

 

L’industrie papetière française

L’industrie papetière française rassemble les fabricants de pâte de cellulose, de papiers et de cartons. Elle comptait en 2016 75 entreprises, près de 12 500 salariés pour un chiffre d’affaires d’environ 5,8 milliards d’euros.
L’industrie papetière fabrique une vaste gamme de produits différents de par leurs propriétés (résistance, grammage, opacité, blancheur, douceur, …), leur composition et leur mode de fabrication. On distingue ainsi : les papiers à usages graphiques (journaux, magazines, papiers bureautiques, …), les papiers et cartons d’emballage et de conditionnement (utilisés pour la fabrication de caisses cartons, sacs, boîtes pliantes, tubes, …), les papiers d’hygiène, les papiers industriels et spéciaux (papiers fiduciaires, papiers filtre…).
L’industrie papetière s’inscrit dans un contexte de bioéconomie (par l’utilisation du bois issu essentiellement des coupes d’entretien pratiquées en forêt, ainsi que des chutes de l’activité de sciage) et d’économie circulaire (par l’utilisation des papiers et cartons à recycler). (Source : Copacel – www.copacel.fr)

 

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